Conseils pratiques pour bien isoler sa maison

Conseils isoler sa maison

Il est très utile d’améliorer l’isolation thermique de son habitation si l’on souhaite en limiter les fuites de chaleur. En procédant ainsi, il est possible d’économiser chaque année des centaines d’euros sur ses factures de chauffage, à condition que l’isolation soit correctement réalisées et que des précautions soient prises. Il est donc important de se renseigner pour savoir comment isoler des combles, un plancher ou des fenêtres convenablement.

Adapter l’isolation à son habitation

Toutes les habitations n’ont pas les mêmes besoins en terme d’isolation thermique. En France, certaines régions sont bien plus touchées par le froid ou par l’humidité que d’autres et il convient donc, lors d’une rénovation thermique, de poser une isolation suffisamment performante pour affronter les conditions locales. Il faudra isoler les combles de la maison en priorité, car ils sont la source principale des déperditions d’énergie dans la maison et peuvent parfois laisser échapper jusqu’au tiers de la chaleur issue des appareils de chauffage. Isoler ses combles nécessite le plus souvent l’aide d’un professionnel, notamment lors du choix des matériaux isolants comme la laine minérale, le polystyrène ou la mousse phénolique et de leur forme : granulés, panneaux rigides, rouleaux. Un spécialiste vous aidera aussi à combattre l’humidité de la meilleure façon, généralement par la pose d’un pare-vapeur, une couche absorbant l’humidité pour en protéger les matériaux isolants et leur garantir une efficacité et une durée de vie maximale. Il y a ainsi plusieurs précautions à prendre pour isoler ses comblesvoir ce site pour plus d’infos.

Ne pas négliger les fuites de chaleur mineures

L’isolation de la maison ne repose pas uniquement sur la rénovation des combles, même s’il s’agit du chantier le plus important. Des fuites de chaleur moins importantes, mais néanmoins réelles, peuvent avoir lieu au niveau des murs, des fenêtres ou encore du plancher. Cumulées, ces déperditions dépassent celles des combles en importance et doivent donc elles aussi être combattues. Comme pour la toiture, il est possible d’isoler les murs par la pose d’une couche isolante unique accompagnée d’un pare-vapeur. Il en sera de même pour le plancher où l’on choisira plutôt, si cela est possible, de poser la couche isolante à l’étage inférieur, au plafond d’un sous-sol ou d’un vide sanitaire donc, par commodité. L’isolation des vitres peut elle aussi se faire assez simplement, par l’installation d’un double-vitrage ou d’un sur-vitrage. Assez efficaces, ces méthodes ne nécessitent pas de changer les fenêtres et réduisent drastiquement les fuites de chaleur. Enfin, des mesures plus simples et également plus accessibles peuvent avoir leur intérêt. Ainsi, l’isolation des vitres peut être améliorée par la pose d’un joint isolant, ou de films transparents prévus à cet effet. Au sol, de la moquette ou des tapis contribuent à retenir la chaleur à l’intérieur de la pièce.

Tester son éligibilité aux aides

Une rénovation thermique à un coût, mais celui-ci doit être relativisé. Premièrement, une bonne isolation thermique entraîne d’importantes économies en chauffage, de l’ordre de plusieurs centaines d’euros par an, qui permettent de rentabiliser certains chantiers assez rapidement. Deuxièmement, grâce à la loi de Transition Énergétique pour une Croissance Verte, il est possible, pour de très nombreux foyers français, de bénéficier d’importantes aides pour financer leurs travaux. L’isolation des combles, par exemple, peut être subventionnée à 100 % par l’État, pour un ménage dont les revenus n’excèdent pas un certain plafond et donc les combles sont considérés comme perdus. Sur des critères similaires, il est aussi possible d’isoler gratuitement un garage, une cave ou un vide sanitaire. Pour les murs ou les fenêtres, des aides partielles mais conséquentes sont accessibles, telles que le prêt à taux zéro, pouvant atteindre 30 000 euros, le crédit d’impôt ou des subventions de l’Agence Nationale pour l’Habitat. Ces aides, à défaut de la gratuité, peuvent assurer plus de la moitié du coût total d’une rénovation thermique.